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Retraite à l’étranger


Pourquoi prendre sa retraite à l’étranger ?

De plus en plus de retraités choisissent de prendre leur retraite à l’étranger, et de ne plus être domicilié en France. Cela implique de passer, plus 183 jours par an dans le nouveau pays choisis. Dans le cas contraire, le fisc considère ces retraités comme résidents français, car on ne peut être domicilié fiscalement que dans un seul pays.

Les motivations d’un tel choix sont multiples  :

  • bénéficier d’un coût de vie moindre
  • profiter d’une météo clémente
  • le plaisir de découvrir un cadre de vie différent
  • accueillir la famille et les amis dans un lieu de villégiature

Cette nouvelle de vie engendre des changements qui impliquent un minimum de préparation.

retraite étrangerEn 2014, l’assurance retraite a versé près de 10 % des retraites  à l’étrangers. Cela représente près de 1,3 millions de retraités à l’étrangers, dont la moitié en Europe.

Depuis le 1er janvier 2015, l’assurance retraite, a mise en place des entretiens retraite expatriation, pour ceux qui envisagent de  passer leur retraite à l’étranger. Vous devez contacter votre caisse de retraite pour demander un entretien à votre conseiller.

La règle des 183 jours…

On est considéré comme expatrié, dès lors que l’on passe plus de 183 jours en dehors du territoire français.  Un retraité qui part tous les hivers dans une destination plus clémente, reste considéré comme un retraité résident français. Le montant de la pension est la même que celle versée en France, mais cela ne durera sans doute pas. L’Angleterre ne revalorise plus certaines retraites, dès lors que les pensionnaires se sont installées dans certains pays  (Canada, Australie, Inde, Sri Lanka, Afrique du Sud).

 

Des impacts sur votre pension de retraite

Plus de CSG & CRDS

Les salariés qui résident fiscalement à l’étranger mais qui reçoivent une pension de France se voient exemptés de CSG et de la CRDS et de la Contribution de solidarité pour l’autonomie (Casa).

Mais, une nouvelle taxe…

Cet avantage est compensé par une taxe de 3,2 % sur leur retraite de base et de 4,2 % sur leur pension complémentaire et leur épargne retraite. Cependant, si votre couverture maladie n’est pas à la charge d’un régime français : vous êtes alors exonéré de la cotisation d’assurance maladie (et aussi de la CSG et de la CRDS).  Cependant, si vous ne dépendez d’aucun régime de santé français, vous ne serez pas assujetti à cette taxe (hors UE et EEE plus certains pays ayant des accords avec la France comme le Maroc).

Justifier son existence..

Afin de toucher votre pension, vous devrez produire chaque année un justificatif d’existence.

Les pays préférées pour la retraite :

Portugal, Maroc, Thailande

 

 

 

Anticiper une retraite à l’étranger

Anticiper ses placements


Selon votre destination, vous allez devoir prévoir des arbitrages sur vos placements afin d’optimiser le rendement et la fiscalité.

  • Vous ne pourrez plus détenir certains placements réservés aux résidents français tel que le Livret de Développement Durable (LDD) et le Livret d’Epargne Populaire (LEP), et PEA si retraite hors UE.
  • Prévoir un placement qui soit liquide au moment de la retraite pour que vous puissiez l’utiliser pour votre nouvelle installation à l’étranger
  • Vous devrez anticiper les variations de la devise  du pays où vous vous trouverez. Si celle-ci s’apprécie face à l’euro, votre pension s’en trouvera diminuée. Anticipez des placements libellés dans différentes devises pour jouer sur leur variation (contactez-nous)
  • Si vous pensez partir définitivement, étudiez les conséquences successorales qui ne sont pas toujours favorables dans votre nouveau pays de résidence.
  • Conservez en France des placements peu fiscalisés (consultez-nous)
  • Ne placez pas toutes vos économies dans le nouveau pays à moins que vous soyez certain de sa stabilité. Gardez à l’esprit que l’état français protège mieux les épargnants du fait d’un contexte règlementaire plus contraignant.

Avant de partir..


Cette liste n’est pas exhaustive, elle sert à préparer les points essentiels pour un départ en toute sérénité :

  • Demander un permis international
  • Effectuer son changement d’adresse auprès de votre caisse et de votre centre des impôts
  • Etudier la couverture maladie du pays sélectionné et selon le cas, adhérer à la Caisse des Français de l’Etranger (CFE)
  • Si vous avez un animal de compagnie, renseignez-vous sur les vaccins obligatoires ainsi que la période de quarantaine.
  • Si vous avez un traitement médical, vérifier qu’il soit autorisé à l’étranger.

Plus-value mobilière


Les cessions d’actions réalisées par des non-résidents sont :

  • exonérées (y compris de la CSG) si les cessions concernent des participations inférieures à 25 % dans des sociétés soumises à l’IS (contactez-nous pour connaître nos solutions)
  • soumises au taux de base de 19 % (sans être soumis aux prélèvements sociaux) si le le cédant détient une participation supérieure à 25 % dans une société soumise à l’IS (contactez-nous pour connaître nos solutions)