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Les erreurs du relevé de situation individuel

Depuis 2012, votre relevé de situation individuelle vous est automatiquement adressé par courrier l’année de vos 35 ans puis tous les 5 ans jusqu’à votre départ à la retraite.

Pourquoi des erreurs ?

Dès qu’une carrière n’est pas linéaire ou a connu des « incidents » de parcours, le relevé risque de comporter des erreurs et il est de votre responsabilité de vérifier que tout est absolument correct. Encore faut-il maîtriser les règles et lois en matière de retraite…
C’est pourquoi nos experts retraite sont là pour vous aider dans l’identification des erreurs possibles et vous accompagner en vue de la rectification de ces inexactitudes.

> Voir notre offre « Calculer ma retraite »

Les années d’activités

Il arrive très souvent que ce qu’on appelle « les petits boulots de début de carrière » soient oubliés. Or l’omission d’une année travaillée peut influer sur votre date de départ à la retraite mais aussi sur votre rente.
Toutes vos activités salariées doivent être prises en compte : boulots d’été, jobs étudiants, missions d’intérim, périodes de CDD, de CDI… doivent figurer sur votre relevé individuel avec l’indication du salaire perçu.

Attention : Les stages effectués en entreprise dans le cadre de vos études (stage de première année, stage de fin d’études…) ne figureront pas sur votre relevé. En effet, les indemnités de stage ne donnent droit à aucun trimestre ni aucun point de retraite complémentaire.

Les jours d’arrêt maladie, congés de maternité…

Certaines périodes pendant lesquelles vous n’avez pas travaillé sont tout de même prises en compte. C’est le cas notamment pour :

  • Le congé maternité : trimestre civile de l’accouchement,
  • Les arrêts maladie ou accidents de travail : selon la règle, 60 jours = 1 trimestre
  • Les trimestres au cours desquels une rente d’invalidité a été perçue : taux d’incapacité supérieur à 66 %

Mais attention, ces périodes ne sont prises en compte que si vous en avez besoin pour valider 4 trimestres au titre d’une année.

À noter : Les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale au titre de la maladie ou de l’incapacité de travail ne sont pas retenues dans la rubrique « salaire annuel ». Seule exception : pour les congés maternité ayant débuté depuis le 1er janvier 2012, les indemnités journalières de maternité sont retenues à hauteur de 125 % de leur montant.

Attention : Les changements se suivent mais ne ressemblent pas concernant les congés de maternité et les trimestres de retraite.

Les périodes de chômage

Les périodes de chômage pendant lesquelles vous avez été indemnisé(e) doivent être reportées sur votre relevé en tant que trimestres assimilés et vous donner droit à des points de retraite gratuits dans les régimes complémentaires. Pour pouvoir en bénéficier, vous devez avoir cotisé auprès d’une caisse complémentaire avant la rupture du contrat de travail. Il est validé autant de trimestres que vous avez réuni de fois 50 jours de chômage pour une année civile.
Exemple : 98 jours de chômage indemnisé valident 1 trimestre. 110 jours de chômage valident 2 trimestres.

Attention : Si ces périodes permettent de valider des trimestres qui comptent à la fois pour le taux de liquidation, elles ne donnent pas lieu à un report de salaires. Autrement dit, ces périodes ne seront pas prises en compte dans le calcul du Salaire Annuel Moyen.